Je n'ai pas pu te retenir

Je n'ai pas pu te retenir
Malgré tout mon savoir et ma rapidité,
Je n'ai pu retenir ta vie
Dans mes mains, au milieu de ces tôles froissées,
Fermant les yeux, tu es partie.
Quand tu m'as demandé : « Comment vont mes enfants? »
Seuls les mots : « ils sont là » sont venus.
Je n'ai pas pu te dire le drame de l'instant :
Pour eux déjà, la mort était venue.

Tu m'as parlé alors de ta petite vie
Juste pour ne pas t'endormir :
Ta maison, tes enfants, ton merveilleux mari.
Je n'ai pas pu te retenir.

Après l'intervention, de retour en caserne,
Nous avons parlé de tout ça ;
C'est pour décompresser, évacuer la peine
De n'avoir pu faire mieux que ça.

Mais bien caché au fond d'un coin de ma mémoire,
Je reverrai encore tes yeux
Se fermer doucement sur mon grand désespoir
De ne faire que de mon mieux.

Mais la vie suit son cours et demain d'autres peines
M'appellerons à leur chevet.
J'y mettrai mon savoir, mes doutes et mes haines
Pour faire encore mieux. Je promets.

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# Posté le samedi 05 décembre 2009 13:49

Modifié le samedi 05 décembre 2009 15:36

Une belle armée

Une belle armée
Je sais, dans notre beau pays,
Une armée casquée et bottée
Qui, pour tout un peuple, est
Chaque jour, de plus en plus chérie.

Contre le feu tantôt luttant,
Se battant contre les flots,
Sur les accidents se précipitant
Au secours des petits et gros bobos.

Elle est, à chaque instant,
De notre sécurité le garant,
Mais en poursuivant ce noble but,
Elle y laisse un lourd tribut.

Ses hommes ont la reconnaissance
De toute la population de France,
Et qui peut dire qu'il n'aura pas, un jour,
A leurs nobles services, recours?

Voilà une bien belle armée
Que celle du corps des sapeurs-pompiers
Qui ne porte pas la guerre tant honnie
Mais milite chaque jour pour la vie.
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# Posté le samedi 05 décembre 2009 13:46

Modifié le samedi 05 décembre 2009 15:34

quelle est cette passion

quelle est cette passion
Mais quelle est donc cette passion
Allant plus loin que la raison ?
Aider, secourir, soutenir
Et cela jusqu'à en mourir

Pourquoi la générosité
Leur fait-elle parfois aller
Jusqu'aux limites du conscient
Pour nous sauver tout simplement ?

Quelle force collective
Les conduit-elle sur l'autre rive
De l'abnégation du service
Pour les faire entrer en lice ?

Les appeler est réconfort
Lors des attentes d'inconfort
Ouf! les voici qui arrivent
On s'écarte et ils s'activent

Angoissés, déstabilisés
Quand le pire peut arriver
Que deviendrions nous sans eux
Face aux furies de tous les feux ?

Oh! l'innommable besogne
Quand sur nos vies la route cogne
L'accident triste spectacle
Pourtant jamais ils renâclent

Quand leurs coeurs sont bouleversés
Lorsqu'il faut désincarcérer
Face aux dures ruptures des corps
Parfois prémices de la mort

Quotidiens, les appels pressants
Nuit et jour à tous moments
Du plus tragique au plus banal
Voient leur dévouement total

Dans ces corps de volontaires
L'Amitié les a fait frères
Soudant leur solidarité
Pour s'entraider et nous sauver

Quant au social, voyez-vous,
Ils sont si naturels en tout
Qu'en parler est inutile
Pourtant il n'est jamais futile

Pompier, mais quel relationnel
Nous plaçant dans l'émotionnel
Car le sourire qui les unit
En fait de chacun nos amis

Merci de tant, tant nous donner
De si bien nous accompagner
Et de nous offrir pour ce faire
Le beau métier d'aider vos frères

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# Posté le samedi 05 décembre 2009 13:45

Modifié le samedi 05 décembre 2009 15:32

parcour sportif

parcour sportif
Parcours sportif, parcours du combattant du feu,
Combat pour la vie, pour relever le défi,
Deux minutes de souffrances, 120 secondes d'efforts intenses,
S'entraîner sans relâche, toujours avec passion,
Affronter les obstacles pour mieux remplir sa mission,
Le sapeur s'élance, il faut aller vite,
Tirer, tirer le dévidoir avec l'énergie de l'espoir,
La foulée s'allonge le coeur bat de plus en plus fort,
C'est le jet des commandes, exercice d'adresse au service des détresses,
Surtout ne pas abandonner, l'esprit anime le corps,
Passer sous les chicanes et franchir la haie, avant
De s'élancer sur la poutre à grandes enjambées,
Ce sac pesant arraché de terre, dans un cri de douleur
Qui donne la force de poursuivre,
De s'accrocher à cette formidable envie de vivre,
Passer les trois dernières haies puis poser ce lourd fardeau,
Et soudain se sentir plus léger pour jeter toutes ses forces
Dans la dernière ligne droite, pour affronter le chrono,
Les secondes qui défilent, le danger qui se profile,
Enfin franchir la ligne d'arrivée, exténué, vidé, haletant,
Mais heureux d'avoir tenu bon, réussi l'opération,
Courage et dévouement, ne pas rester passif,
En intervention, dans ta vie, ton parcours sportif.
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# Posté le samedi 05 décembre 2009 13:43

Modifié le samedi 05 décembre 2009 15:31

Sapeur, Salut

Sapeur, Salut
Un concert de pimpons...
Et les voilà partis
Dans leur habit bleu nuit
En grande agitation.

Là, il y a le feu...
Ailleurs, c'est l'accident...
Quand la vie est en jeu,
Ils sont toujours présents.

Parfois, c'est la nausée,
Ce n'est pas beau à voir.
Mais dicte le devoir
De sauver le blessé.

Et quant au don de soi,
Il n'est pas de répit.
Pour ces gardiens de vie,
Le dévouement fait loi.

Alors, salut sapeurs
Qui offrez votre temps
Pour soulager les gens,
Mariant coeur et honneur...
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# Posté le samedi 05 décembre 2009 13:42

Modifié le samedi 05 décembre 2009 15:28